La divine comédie

D’après l’œuvre de Dante Alighieri

Création annulée faute de financement des institutions publiques.

Teaser à visionner

Après une semaine de résidence sur le plateau du quai des arts à Veynes, du 2 au 6 décembre 2025, les artistes de Saltimbanques avancent sur cette création qui sera disponible à la diffusion en début d’année 2027. L’association tient à remercier chaleureusement Françoise Bellanger et Christian Gillardeau pour la municipalité de Veynes, ainsi que l’équipe technique du Quai des Arts pour cette formidable opportunité. La création de ce spectacle se concrétise avec le travail de l’artiste plasticienne Marie-Sophie Donche-Koulischer, ainsi que tous les bénévoles et bonnes volonté qui nous accompagnent sur la création des décors, le suivi des ateliers liés à ce spectacle, ainsi que les enseignants en langue italienne (et française pour les italiens) qui permettent par leurs actions une transmission et un enseignement de la culture. Le refus d’une subvention d’aide à la création de la part du département des Hautes-Alpes, nous conduit malheureusement à renoncer à cette création qui avait pourtant bien commencée avec le soutien de la ville de Veynes et de ses élus-es.

Note d’intention, par Marie Sciascia metteuse en scène.

L’œuvre de Dante, La Divine Comédie, écrite à l’orée du «Trecento» fascine, interroge, ne se dévoile jamais entièrement. Le chemin de sa compréhension est comme une quête où seul le chemin compte.

De grands artistes, de grands penseurs, de Boccace à Pasolini, de Botticelli à Gustave Doré, de Victor Hugo à Honoré de Balzac se sont inspirés et ont rendu hommage au poète et à son œuvre.

Celle-ci est fascinante dans sa structure intrinsèque, dans ce que l’on pourrait qualifier son ADN. Sa forme poétique est l’hendécasyllabe, soit des vers de onze syllabes entrelacés trois par trois, les terzine.

Les deux vers extrêmes (les 1 et 3) riment ensemble, alors que le vers 2 rime avec les vers 1 et 3 de la terzina suivante. Les vers s’entrelacent, tel une grande tresse, une immense spirale qui créerait un souffle épique et poétique, une valse de 14233 vers.

La divine comédie comporte trois parties, trois cantiches ; L’enfer, le purgatoire et le paradis. La spirale a un mouvement ascendant, elle guide l’Homme vers de hautes sphères. Dans ce texte, Dante se représente lui-même, accompagné et soutenu par Virgile, poète qu’il admire.

Ensemble ils doivent traverser les neuf cercles que comporte l’enfer, puis gravir les 9 niveaux du purgatoire avant d’atteindre les 9 ciels du paradis terrestre pour arriver à la béatitude de l’amour, symbolisée par Béatrice, son amour d’enfance et par l’empyrée, lieu de l’unité. Avant Dante, personne n’avait peint de façon si précise, l’enfer, le purgatoire et le paradis, il a tissé un imaginaire collectif.

Exilé de sa ville natale, Florence, pour des raisons politiques, il voyage dans l’Italie et dans le sud de la France, il s’imprégne de toutes les langues entendues et fera une sorte de mosaïque poétique de la langue italienne. Il est noté ; qu’il était rare au moyen-âge qu’une œuvre dite savante, ne soit pas écrite en latin mais en langage dit vulgaire, c’est pourquoi le peuple s’est emparé de La divine comédie.

Se retrouvaient dans l’enfer, des personnages de pouvoir dont les mœurs n’étaient pas louables.

L’œuvre est vaste, aussi, nous choisirons des extraits des 3 mondes, ceux qui ont peut-être le plus influencés les arts dans la peinture et la musique.

Le son est très présent dans la divine : Les cris de l’enfer, les mots du purgatoire, la musique céleste du paradis. 

La distribution est composée d’un comédien et d’une comédienne. Le comédien interprétera le personnage fixe de Dante et la comédienne alternera plusieurs personnages, Virgil, Béatrice et les personnages rencontrés lors du voyage.

Il y a des chants inspirés du répertoire classique (en cours de recherche) et le spectacle sera en langue française et italienne.

Cette création s’adresse à tous les publics à partir du collège. Une rencontre avec des étudiants français ou parlant la langue italienne et italiens parlants le français est à envisager.

La création musicale composée par Pierrick Goerger sera jouée en direct sur des machines électroniques Elle  tentera d’épouser ce que la Divine Comédie a d’intemporel en nous, sa mystique profonde, prêtant l’oreille à l’ésotérisme de ses correspondances cosmiques.

Mélange d’acoustique et d’électronique, d’échos rémanents, suivent les pas de Virgile et de Béatrice, la musique traverse l’enfer et invite au paradis.

A base d’instruments réels, cordes, voix, samples, de transformation du timbre et du temps, de sourdes rumeurs et de ses échos, imprégnée de l’influence de l’Organum Grégorien, elle aspire au chant sacré; En suivant le rythme et le moment même du texte, elle souhaite, accompagnant l’interprétation, retrouver l’harmonie secrète qui traverse toutes les dimensions de notre existence.

Le décor est composé d’éléments en fibres naturels suspendus et mobiles comme les arbres flotants d’une forêt imaginaires. Confectionnés à partir de joncs, de fibres et de plantes séchées puis agglomérés avec les techniques de papier naturel, de la plasticienne Marie-Sophie Donche-Koulischer, ces éléments de décors seront le fruit d’un travail collectif de l’association Saltimbanques. Ainsi, les personnages de la divine  comédie passent au travers, comme d’un monde à l’autre.