La divine comédie

D’après l’œuvre de Dante Alighieri

Création 2026/2027

Teaser à visionner

Après une semaine de résidence sur le plateau du quai des arts à Veynes, du 2 au 6 décembre 2025, les artistes de Saltimbanques avancent sur cette création qui sera disponible à la diffusion en début d’année 2027. L’association tient à remercier chaleureusement Françoise Bellanger et Christian Gillardeau pour la municipalité de Veynes, ainsi que l’équipe technique du Quai des Arts pour cette formidable opportunité. La création de ce spectacle se concrétise avec le travail de l’artiste plasticienne Marie-Sophie Donche-Koulischer, ainsi que tous les bénévoles et bonnes volonté qui nous accompagnent sur la création des décors, le suivi des ateliers liés à ce spectacle, ainsi que les enseignants en langue italienne (et française pour les italiens) qui permettent par leurs actions une transmission et un enseignement de la culture.

Nous recherchons actuellement d’autres lieux de résidence, afin d’avancer sur ce projet durant toute l’année 2026.

Une dernière résidence devrait avoir lieue en fin d’année 2026 au Quai des Arts de Veynes avec les premières représentations, avant une diffusion dans plusieurs villes.

Note d’intention, par Marie Sciascia metteuse en scène.

L’œuvre de Dante, La Divine Comédie, écrite à l’orée du «Trecento» fascine, interroge, ne se dévoile jamais entièrement. Le chemin de sa compréhension est comme une quête où seul le chemin compte.

De grands artistes, de grands penseurs, de Boccace à Pasolini, de Botticelli à Gustave Doré, de Victor Hugo à Honoré de Balzac se sont inspirés et ont rendu hommage au poète et à son œuvre.

Celle-ci est fascinante dans sa structure intrinsèque, dans ce que l’on pourrait qualifier son ADN. Sa forme poétique est l’hendécasyllabe, soit des vers de onze syllabes entrelacés trois par trois, les terzine.

Les deux vers extrêmes (les 1 et 3) riment ensemble, alors que le vers 2 rime avec les vers 1 et 3 de la terzina suivante. Les vers s’entrelacent, tel une grande tresse, une immense spirale qui créerait un souffle épique et poétique, une valse de 14233 vers.

La divine comédie comporte trois parties, trois cantiches ; L’enfer, le purgatoire et le paradis. La spirale a un mouvement ascendant, elle guide l’Homme vers de hautes sphères. Dans ce texte, Dante se représente lui-même, accompagné et soutenu par Virgile, poète qu’il admire.

Ensemble ils doivent traverser les neuf cercles que comporte l’enfer, puis gravir les 9 niveaux du purgatoire avant d’atteindre les 9 ciels du paradis terrestre pour arriver à la béatitude de l’amour, symbolisée par Béatrice, son amour d’enfance et par l’empyrée, lieu de l’unité. Avant Dante, personne n’avait peint de façon si précise, l’enfer, le purgatoire et le paradis, il a tissé un imaginaire collectif.

Exilé de sa ville natale, Florence, pour des raisons politiques, il voyage dans l’Italie et dans le sud de la France, il s’imprégne de toutes les langues entendues et fera une sorte de mosaïque poétique de la langue italienne. Il est noté ; qu’il était rare au moyen-âge qu’une œuvre dite savante, ne soit pas écrite en latin mais en langage dit vulgaire, c’est pourquoi le peuple s’est emparé de La divine comédie.

Se retrouvaient dans l’enfer, des personnages de pouvoir dont les mœurs n’étaient pas louables.

L’œuvre est vaste, aussi, nous choisirons des extraits des 3 mondes, ceux qui ont peut-être le plus influencés les arts dans la peinture et la musique.

Le son est très présent dans la divine : Les cris de l’enfer, les mots du purgatoire, la musique céleste du paradis. 

La distribution est composée d’un comédien et d’une comédienne. Le comédien interprétera le personnage fixe de Dante et la comédienne alternera plusieurs personnages, Virgil, Béatrice et les personnages rencontrés lors du voyage.

Il y a des chants inspirés du répertoire classique (en cours de recherche) et le spectacle sera en langue française et italienne.

Cette création s’adresse à tous les publics à partir du collège. Une rencontre avec des étudiants français ou parlant la langue italienne et italiens parlants le français est à envisager.

La création musicale composée par Pierrick Goerger sera jouée en direct sur des machines électroniques Elle  tentera d’épouser ce que la Divine Comédie a d’intemporel en nous, sa mystique profonde, prêtant l’oreille à l’ésotérisme de ses correspondances cosmiques.

Mélange d’acoustique et d’électronique, d’échos rémanents, suivent les pas de Virgile et de Béatrice, la musique traverse l’enfer et invite au paradis.

A base d’instruments réels, cordes, voix, samples, de transformation du timbre et du temps, de sourdes rumeurs et de ses échos, imprégnée de l’influence de l’Organum Grégorien, elle aspire au chant sacré; En suivant le rythme et le moment même du texte, elle souhaite, accompagnant l’interprétation, retrouver l’harmonie secrète qui traverse toutes les dimensions de notre existence.

Le décor est composé d’éléments en fibres naturels suspendus et mobiles comme les arbres flotants d’une forêt imaginaires. Confectionnés à partir de joncs, de fibres et de plantes séchées puis agglomérés avec les techniques de papier naturel, de la plasticienne Marie-Sophie Donche-Koulischer, ces éléments de décors seront le fruit d’un travail collectif de l’association Saltimbanques. Ainsi, les personnages de la divine  comédie passent au travers, comme d’un monde à l’autre. 

Pour cette création, l’association Saltimbanques souhaite développer un étroit partenariat avec la ville de Veynes, pour le fonctionnement ainsi qu’une résidence au Quai des arts en décembre 2025 et décembre 2026. Outre la ville de Veynes l’association Saltimbanques a également sollicité le département des Hautes-Alpes, par l’intermédiaire du Cedra programmateur au Château de Montmaur. Les sorties de résidences, feront l’objet d’une programmation particulière sur le territoire d’expression de Saltimbanques. 

Outre l’investissement des bénévoles dans ce projet notamment pour la partie création du décors, mais aussi pour les questions administratives, ce projet répond à un désir collectif de faire découvrir cette œuvre. Aussi, il nous parait judicieux de s’adresser au comité de jumelage entre le ville de Veynes et celle de Suno en Italie, afin de partager ce travail artistiques dans nos deux pays et localités jumelées. Le travail de cet échange culturel pourrait être facilité à l’aide de l’alliance Française à Milan. Dans un soucis de diffusion territoriale nous ferons également appel à la communauté de communes du Buëch-Dévoluy, au conseil départemental des Hautes-Alpes, ainsi qu’à la Région Sud-Paca.

Téléchargez le dossier complet de la création